Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 09:24

liberte-03.jpg

 

 

Alors allons-y. 

Ceci est un entraînement messieurs-dames, soyez indulgents, et bons merci.

 

Commençons avec celui que je viens de finir, et qui d'après ce qu'on m'a dit est encensé par la presse, enfoncé par les nettiens. (nettais? nettois? nettains?) -je n'ai pas vérifié, parce que le libraire garde ses goûts propres n'est-ce pas.

 

Bon, ça s'appelle Liberté. C'est écrit par Jonathan.

700 pages de décortiquage d'une famille, ça fait peur. Surtout quand c'est une famille de 4. On a donc tout : la femme, le mari, le garçon, la fille un peu, le meilleur ami du mari, la copine du fils, les parents de la copine du fils, le meilleur ami du fils, on s'arrête là? 

Non. Il y a les parents de la femme, la mère surtout, les parents du mari, le grand frère du mari, les soeurs de la femme, l'assistante du mari, l'ex-meilleure amie de la femme, les parents du père du mari, la soeur du meilleur ami du fils, bon, là j'arrête. (Jonathan, lui, continue)

C'est un livre qu'il ne faut pas laisser de côté trop longtemps, sous peine de voir arriver le fameux mais qui est ce type déjà? Complexe mais parce que subtil ; on lui pardonne donc. Une longue, imposante fresque descriptive et analytique des States d'aujourd'hui, à travers la longue, imposante fresque descriptive et analytique du noyau d'une famille. Le particulier pour mieux voir le général. Déjà vu mais si c'est bien fait? 

Parce que quand même, c'est bien fait. Riche de nombreux nombreux nombreux nombreux sujets abordés, tous intéressants et actuels : un monde écologique est-il possible, l'attirance sexuelle est-elle contrôlable, être juste est-ce être humain, et peut-on être libre si l'on est humain ? Réfléchissons en choeur. Le rêve américain s'écroule et ça fait mal, vous avez 700 pages. 

 

Pour finir sur réalistes : un bon moment, mais pas inoubliable ; un peu difficile, mais pas le plus difficile : à lire si vous avez le temps, mais si vous n'avez pas le temps ce ne sera pas très grave, soyons réalistes.

 

liberte-01.jpg

 

Freedom, de Jonathan Franzen, achetable à 25 euros, disponible ici, ici, ou . (et pas ailleurs attention)

Par mélanie
Quelque chose à dire? - Quelques 1 choses à lire?
Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 17:44

 

03.jpg

 

 

Patrick BOUSQUET est libraire à Paris depuis 1985 (Nordest, dans le dixième), et le voilà qui couche tout pile ce que je pense aussi sur un papier de Libé (daté du 20 déc 2011) :

 

L'autre jour, vers 15 heures, je m'approche de ma librairie et j'aperçois une jeune femme qui mitraille ma vitrine de Noël avec son iPhone. J'engage la conversation et lui demande l'intérêt qu'elle peut bien y trouver. "Je photographie les couvertures des livres qui m'intéressent pour pouvoir les commander sur Internet", me dit-elle. En entendant cette réponse, je pense à Lucien Jerphagnon, et, avec lui, je songe : Homère d'alors. (De l'amour, de la mort, de Dieu et autres bagatelles, entretiens avec Christiane Rancé, Albin Michel) Hé oui, les commerces "de rue" sont nombreux à être victimes de ces pratiques déloyales. Un spécialiste de guitares de la rue Victor-Massé avec qui je prenais un verre m'expliquait il y a peu que certains clients venaient essayer des instruments dans sa boutique, lui demandaient moult conseils avant de partir sans le moindre achat, ni même revenir. Ils achètent maintenant leurs instruments sur Internet, moins cher bien sûr. Soyons clairs : les consommateurs sur Internet veulent le beurre et l'argent du beurre, mais ils ont de plus en plus tendance à négliger la crémière. Bientôt, la dame de l'autre jour ne trouvera plus de vitrines à photographier, l'amateur de guitares trouvera moins facilement de bons professionnels pour l'orienter. 

Qui aurait cru, il y a dix ou quinze ans, qu'autant de consommateurs se transformeraient si vite en serial-killers de commerçants indépendants, l'index rivé sur le clic gauche de leur souris devenue gachette. Et ils tirent! Ils tirent! A Noël, c'est une pluie de missiles qui réduit en cendres ou endommage nombre d'entre nous, surtout les libraires, les plus fragiles. Dans leurs dix dernières années, plus de 15% ont fermé leurs portes. Et de nouvelles questiosn ont surgi dans l'esprit de celui qui a vendu Indignez-vous! de Stéphane Hessel : à quoi bon s'indigner aussi massivement contre les puissants, les grands groupes commerçants ou financiers si l'on s'en va cliquer en faveur de ces mêmes grands groupes? Sommes-nous allés faire un tour dans les entrepôts du e-commerce, pour interroger les employés de ces chaînesaux cadences folles sur leurs salaires, leurs conditions de travail?

Résumons-nous : les éditeurs imposent aux libraires des conditions commerciales insuffisantes à leur survie, les loyers des centres-villes deviennent peu à peu inaccessibles au commerce de livres, trop faiblement rentable ; les grandes enseignes culturelles se multiplient et continuent d'exercer une forte attraction ; une partie des lecteurs se met à préférer la relation virtuelle à l'échange "charnel", intellectuel ou de simple bon voisinage ; les "tablettes" menacent d'envahir la planète Gutenberg... Et voilà que l'Etat profite de ce moment critique pour imposer, sans la moindre négociation, une augmentation de la TVA sur le livre de 5,5 à 7% ! Cette hausse met en danger la profession de libraire. La vente des livres neufs est pourtant encadrée en France par la loi Lang qui impose un prix de vente unique, quelle que soit la taille su magasin et de l'enseigne. L'un des principaux objectifs de ceux qui ont inspiré cette loi était de favoriser un maillage serré de points de vente de livres sur le territoire afin d'assurer la diffusion et la vente d'une production aussi diversifiée que possible. Le développement des grandes enseignes culturelles et du discount faisait en effet apparaître un risque de "standardisation" de la production et donc une menace sur la viabilité économique de livres de qualité, ou plus difficiles, bref une menace sur la liberté d'éditer. Comment expliquer les difficultés qu'il y a aujourd'hui à exercer le métier de libraire indépendant malgré cette loi protectrice?

Commençons par un exemple : pour vous faire payer 1,10 ou 1,20 euros le café que vous buvez sur le zinc avant d'aller travailler, le bistrotier multiplie par 5 ce que lui coûte votre tasse. Plus tard, vous payez 50 euros un pull que le marchand de vêtements a acheté 10 ou 15 euros, parfois moins. Coefficient multiplicateur : 3, 4, 5 et plus. Les libraires, eux, lorsqu'ils achètent le prix Goncourt chez Gallimard, multiplient par 1,33 ou 1,35, au mieux 1,40 le prix facturé par la maison d'édition, selon la remise accordée par ce fournisseur sur le prix unique du livre. Et pourtant les libraires ont les mêmes frais fixes que les autres : salaires, loyer, électricité, téléphone, etc. Il leur faut quand même envisager un modeste bénéfice, histoire de perénniser la petite entreprise. 

Cette hausse de la TVA peut donc être fatale à des centaines de libraires : n'ayant pas le choix du prix des livres qu'ils vendent, il leur sera impossible de répercuter le manque à gagner. Sans compter le poinds financier de l'ensemble des volumes de leur fonds acquis à une TVA de 5,5% et qu'ils devront vendre avec une taxation de 7%. Depuis longtemps les libraires indépendants qui s'en sortent le mieux ou le moins mal, savent attirer et fidéliser leur clientèle de lecteurs par des découvertes de bons et de grands textes, par la promotion des plus beaux livres de chacun de leurs rayons, par l'organisation patiente de leur espace de vente et de leurs vitrines, par des animations, des lectures et signatures avec des auteurs, par leur implication dans leur quartier... Ils ont aussi su se doter depuis la fin des années 90 d'un syndicat unitaire combattif et efficace, le Syndicat de la librairie française, qui concentré aujourd'hui la mobilisation contre la hausse de la TVA. C'est désormais au public des lecteurs, aux décideurs du monde du livre et de l'édition et aux pouvoirs publics de se prononcer sur l'avenir de la librairie indépendante en France. Nous, libraires, nous voulons croire à la noblesse de notre métier, à son rôle indispensable dans la diffusion de la création littéraire et de la pensée. Nous sommes convaincus que notre métier a un avenir.

 

MERCI Patrick. 

Par grr atteint
Quelque chose à dire? - Quelques 3 choses à lire?
Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 08:03

 

 

the-cool-hunter-2.jpg

 

 

Hier à table, devant des Racines et des ailes (jevischezmagrandmère.com) (bon en même temps, c'est des fois plutôt très chouette Des Racines et des Ailes)

 

-*voix dans la télé* C'est au coeur de Paris que Pierre Bergé a élaboré son jardin. Le milliardaire l'a conçu lui-même, du début à la fin et dans ses moindres détails, même les plus étonnants.

-oui, j'ai voulu que cet arbre soit en métal et en porcelaine parce qu...

-*voix de ma grand-mère* : hé mais c'est Pierre Bergé!

 

-*voix dans la télé* Faisons à présent un saut du côté du XIXème arrondissement, dans un jardin pas comme les autres... En plein coeur de Paris, un couple d'intermittents du spectacle s'est aménagé un petit coin de verdure, caché aux yeux de tous, comme on peut le voir grâce à cette vue en surplomb.

-*voix de ma grand-mère* ha mais c'est le XIXème arrondissement!

-*voix de moi* Tu veux que je monte le son peut-être?

Par gratte un
Quelque chose à dire? - Quelques 0 choses à lire?
Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 10:02

 

...l'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas.

C'est Victor qui le dit (Hugo, pas Claude-Perrin) (avec ce blog, vous apprenez des tas de trucs utiles)

 

Bref, vous passez à Paris, vous avez envie de ne pas repartir sans un vrai bon souvenir, une jolie tranche de vie, une discussion un achat? 

http://librairie-palimpseste.over-blog.com/

(le meilleur libraire du monde)

Par gratin
Quelque chose à dire? - Quelques 1 choses à lire?
Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 08:30

 

100_5621.JPG

 

Etre dans le bus, se lever avant l'arrêt où l'on veut descendre, lequel est situé juste après un feu. Attendre debout devant la porte le long temps que le feu, systématiquement rouge, met pour passer au vert.

 

Etre dans le bus, savoir qu'il y a un feu avant l'arrêt où l'on veut descendre, se dire qu'on a le temps de finir son chapitre avant de se lever. Courir pour descendre parce que pour une fois, le feu était vert.

Par grr atteint
Quelque chose à dire? - Quelques 0 choses à lire?

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés